Lors d’éditions récentes des Jeux Olympiques, certaines décisions engageant le long terme ont parfois été prises sans avoir été suffisamment intégrées dans une stratégie d’ensemble. C’est le cas en particulier de grandes infrastructures sportives qui ont été construites sans réflexion sur leur utilisation de long terme et sont devenues des éléphants blancs. A l’inverse, si ces infrastructures sont bien pensées, il reste alors des recettes de fonctionnement qui vont se pérenniser à long terme sur la totalité de la durée de vie de l’équipement avec l’accueil de manifestations sportives et non sportives. Paris me semble relativement prémunie contre le risque de voir son territoire peuplé de ces fameux éléphants blancs. Le nombre relativement restreint d’infrastructures nouvelles à construire - du fait d’un territoire déjà bien équipé et de l’accueil régulier de grands évènements sportifs internationaux - combiné au fait de privilégier, pour tout ou partie de certaines d’entre elles, des aménagements temporaires (à l’instar de ce qui avait été fait sur les JOP Londres 2012) vont en effet en ce sens. L’exploitation des grands équipements sportifs construits ou rénovés dans ce cadre devrait ainsi permettre d’impulser une nouvelle dynamique pour le territoire francilien. Les JOP Paris 2024 pourraient ainsi contribuer à renforcer la position de la France comme une terre d’accueil privilégiée de grandes manifestations sportives continentales et internationales. D’un point de vue économique, la livraison de telles infrastructures serait également génératrice d’un certain nombre d’effets positifs pour l’ensemble des acteurs de façon directe et indirecte et par la même occasion contribuerait à structurer la filière sportive : directement par les marchés potentiels que cela représente et qui pourraient bénéficier à des entreprises françaises à l’image de ce qui avait été observé à l’occasion des JOP Londres 2012 ; indirectement ensuite par l’exposition planétaire du savoir-faire français en matière de construction d’équipements structurants et innovants qui pourrait en découler. Les JOP Paris 2024 pourraient ainsi constituer un vaste showroom permettant aux entreprises françaises d’exposer leur savoir-faire pour mieux l’exporter par la suite. Là aussi, l’exemple de Londres est intéressant, les entreprises britanniques ayant décroché de nombreux contrats dans le cadre de grands événements sportifs internationaux postérieurs aux JOP 2012 (Coupe du Monde FIFA et JOP Sotchi 2014, Jeux Européens Baku 2015, Coupe du Monde FIFA 2022…).