En Province

23 avril 2017

Ciao, la « Mob » des Italiens

La jeunesse française avait la Mobylette ou le Peugeot 103 (104 aussi, à la rigueur…). La jeunesse italienne, elle, chevauchait un Ciao. Lancé par Piaggio il y a cinquante ans, ce vélomoteur a rempli de l’autre côté des Alpes la même fonction que chez nous : permettre aux adolescents des années 1970 et 1980 de concrétiser leurs velléités d’autonomie. Mais avec des spécificités qui en faisaient un engin très italien. Le Ciao – en voila, un nom qui claque ! – est présenté le 11 octobre 1967 sous la grande coupole du palais des sports de la Foire maritime de Gênes par Umberto Agnelli. Frère cadet de l’Avvocato Giovanni Agnelli qui préside aux destinées du groupe Fiat, il dirige depuis deux ans la société Piaggio, grand spécialiste du deux-roues à l’italienne, autrement dit, de la Vespa. Un cortège exclusivement féminin défile sur la piste installée pour l’occasion. A la manière de celui qui avait été organisé dix ans plus tôt avec des mannequins debout à bord de la toute nouvelle Fiat 500 pour saluer la foule. Le Ciao, pourtant, n’a rien à voir avec un scooter. C’est un cyclomoteur de 49 cc, donc utilisable dès 14 ans, destiné à motoriser toute la famille jusque dans l’Italie profonde, là où la route n’est pas forcément goudronnée. Moins cher, moins lourd et plus stable grâce à ses grandes roues que le scooter mais pas très puissant, il convient aussi aux urbains. Ses performances se situent à mi-chemin entre le Solex et la Mobylette. Son concept aussi. La petite pétrolette de Piaggio a droit à un monocylindre de 49,9 cm3 mais celui-ci est anémique quoique certains le soumettent à une cure de gonflette. C’est bien suffisant pour convenir à la partie cycle qui fait dans le poids-plume. Pas cher, l’engin présente une première série équipée d’un frein de bicyclette à l’étrier. Suivra un embourgeoisement grandissant avec le Ciao P (sans amortisseur à l’arrière), puis le Ciao PX (avec un amortisseur sous le porte-bagages) et le Ciaomix (avec graissage d’huile séparé). Le pétaradant petit Piaggio met à profit sa légèreté pour permettre aux citadins de slalomer dans les rues étroites du centro città et, surtout, aux adolescents de conquérir leur indépendance. Avec un Piaggio, on peut sortir le soir et monter à deux, malgré la selle monoplace. A l’approche de ses 14 ans, on commence à en réclamer un aux parents. Air connu… Accessible, économique et facile à piloter (soit on ferme les gaz parce que l’on est à l’arrêt, soit on « dévisse » la poignée droite pour aller tangenter les 40 km/h), le Ciao a aussi été conçu pour les filles. Elles vont rapidement se l’approprier et largement contribuer au succès de ce petit cyclomoteur qui sera produit à plus de 3,5 millions d’exemplaires entre 1967 et 2006. Dont une version utilitaire Ape (« Abeille »)à destination des coursiers ou artisans,équipée de deux roues arrière portant une remorque. En France, le Ciao est parvenu à se faire une petite place entre les gammes Motobécane et Peugeot. On le trouve davantage au sud de la Loire qu’au nord et son allure fluette ne plaît pas forcément aux garçons de ces années-là qui ne le trouvent pas assez viril. Comme en Italie, ce sont surtout les filles qui adoptent le Piaggio. Elles se moquent bien de l’absence de compteur de vitesses et que le Piaggio fasse moins « moto » que les Mobylettes ou les Peugeot. Ce qu’elles aiment, c’est le joli petit phare haut perché et la position de conduite reposante. Finalement vaincu par le retour du scooter dans les années 1980, le petit Piaggio a laissé un legs derrière lui. Il est sans doute à l’origine du penchant particulier des Italiens pour les scooters à grandes roues.

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21 avril 2017

Haut vol

Si j'ai déjà réalisé de nombreuses activités étonnantes au cours de ma vie, l'une d'elles manquait encore à mon palmarès : effectuer un vol en avion de chasse. Une erreur que j'ai finalement réparée hier. L'aventure a eu lieu à l'aéroclub de Rennes, où je me suis présenté vers 10 h. J'avais eu du mal à m'endormir la veille au soir en pensant à ce qui m'attendait. Après qu'on m'ait expliqué le fonctionnement de l'appareil ainsi que les procédures de sécurité, j'ai pu enfiler mon uniforme de vol avant de me rendre sur le tarmac. C'est là que le Fouga patientait. L'appareil revenait justement d'un vol. En m'approchant de l'appareil, j'ai donc croisé le précédent baptisé... qui était blanc comme un linge. Je lui ai demandé comment ça s'était passé et il m'a répondu qu'il avait eu droit au voile noir et avait perdu connaissance pendant quelques secondes. Pas rassurant, ça ! C'est donc l'estomac noué que j'ai grimpé dans le cockpit et me suis attaché à mon siège. Après toute une série de check-lists, on est enfin parti. Je pensais être plaqué contre mon siège au moment du décollage, mais l'accélération est en réalité très régulière. Au début, j'ai surtout été frappé par la sensation de puissance que dégage l'appareil : celui-ci ne tangue pas malgré le vent. Nous avons attaqué avec un petit vol d'initiation, avant de poursuivre avec un vol à basse altitude. Enfin, le pilote m'a informé qu'on allait commencer la voltige. Et là, ça a été un choc. J'avais lu beaucoup de choses sur le sujet, mais il y a une différence entre savoir et ressentir. On a commencé par un petit huit. J'ai aussitôt pesé trois fois mon poids. J'ai essayé de lever le bras mais on aurait dit que j'avais un gant en plomb. J'avais l'impression que mes joues tombaient, comme si on tirait dessus. A la sortie du huit, le pilote m'a demandé si je voulais continuer. Et comment que je voulais ! Le pilote s'est alors mis à enchaîner les figures. Elles se suivaient à toute allure : breaks, looping, vol dos, tonneaux... Tout y passait. Durant les brefs moments d'accalmie entre les enchaînements, j'essayais de retrouver mes repères, mais tout allait trop vite. Le pilote me demandait constamment si j'étais encore conscient, et je répondais chaque fois par l'affirmative. Parce qu'en dépit des acrobaties qui allaient croissant, je me sentais parfaitement bien. Pas de voile noir en vue, pas de vertige. Curieusement, c'est une fois la voltige terminée que j'ai fini par me sentir nauséeux. En fin de compte, j'ai rempli le petit sac livré en début de vol. Mais hormis cette note finale, je ne regrette pas du tout cette aventure extraordinaire ! Suivez le lien pour tout savoir sur ce vol en Fouga Magister.

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16 mars 2017

Le Sénat renforce les obligations comptables des partis politiques

Le Sénat a adopté mercredi une proposition de loi destinée à renforcer les obligations comptables des partis politiques et des candidats aux élections, afin de renforcer la transparence de leurs financements. Le texte déposé par le groupe PS a été voté par l'ensemble des sénateurs, à l'exception de ceux du groupe Communiste républicain et citoyen (CRC) qui se sont abstenus. "Cette proposition de loi s'origine dans l'emprunt russe contracté par le Front national, révélé par la presse, contesté par le parti avant d'être reconnu par lui", a déclaré Alain Anziani (PS) en présentant le texte. "Il n'était d'ailleurs pas illégal, mais il pose la question de la transparence du financement des partis politiques", a-t-il poursuivi en rappelant que ce texte ne traite pas de l'élection présidentielle, "qui nécessiterait une loi organique". Le texte reprend une disposition de la loi Sapin 2 censurées par le Conseil constitutionnel parce qu'elle n'avait pas de lien avec le projet de loi initial. Il crée l'obligation aux candidats d'indiquer les montants des emprunts souscrits et les identités des prêteurs dans les comptes de campagne pour l'ensemble des élections, sauf l'élection présidentielle. La proposition de loi complète aussi les obligations faites aux partis politiques. Les montants, conditions, traçabilité des emprunts, ainsi que l'identité des prêteurs, devront obligatoirement figurer, chaque année, en annexe de leurs comptes certifiés. La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) rendra public l'ensemble de ces informations "Ce n'est pas qu'une question de transparence, mais aussi d'indépendance", a plaidé Jean-Yves Leconte (PS, Français de l'étranger) au sujet de l'emprunt russe du FN. Il a raconté qu'en avril 2014, à Moscou, des parlementaires russes lui ont expliqué "que si Marine Le Pen était reçue les bras ouverts en Russie, c'est que l'Union européenne agissait contre les intérêts de leur pays, et que Marine Le Pen voulait la fin de l'Union européenne...". "Nous ne pouvons cautionner un coup d'épée dans l'eau", a en revanche lancé Eliane Assassi (CRC) en qualifiant le texte "d'opportunité". "Peut-il prétendre répondre à la grande attente de refondation de la vie politique exprimée par nos concitoyens, alors que leur confiance est fortement atteinte par la polémique provoquée par les malversations supposées de l'un des candidats à la présidentielle, et non des moindres'", a-t-elle demandé. Le projet de loi doit être examiné le 16 février par les députés. En cas de vote conforme, son adoption sera définitive.

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30 janvier 2017

Barcelone à l'heure indépendante ?

Les critiques officielles du gouvernement espagnol ciblent le manque de communication entre la Gêner alitât et le gouvernement de Madrid, mais également le fait que cet accord ait été signé avec un État souverain. Le gouvernement espagnol critiquera de même le contenu de l'entente. Francisco Pena, du ministère de l'Administration publique déclare : « Ils [les autorités catalanes] auraient dû faire plus attention avant de signer un engagement avec Israël sur la recherche de débouchés sur le marché européen dans le secteur de l'horticulture, sachant qu'Israël est un des plus grands compétiteurs de l'Espagne en ce qui concerne le marché des citrons89. » La Generalitat contestera les accusations émises par le gouvernement espagnol. Selon Mirô i Ardèvol, le contenu de l'accord de coopération avec Israël n'explique pas le courroux du gouvernement espagnol. Cet accord de coopération s'apparente à ceux déjà signés avec des pays souverains comme le Japon, la Suisse, la France et l'Italie. La raison se trouve ailleurs. M.Ardèvol estime que le gouvernement remet à l'avant-scène un accord de coopération vieux de 18 mois afin de justifier un plus grand contrôle sur les régions. Il accuse en outre le gouvernement espagnol de mal interpréter les faits. Il écrit : « En se basant sur ce type de critère d'interprétation, il est logique qu'une lettre d'intentions devienne un accord de coopération90. » Ce type d'incidents permettra au gouvernement espagnol de menacer les communautés autonomes de l'imposition d'un plus grand contrôle sur leurs activités extérieures. Une proposition sera faite par Joaquin Almunia, le ministre espagnol de l'Administration publique, pour obliger les communautés autonomes à demander la permission à l'État central avant de négocier des accords et avant l'ouverture de représentations à l'étranger. Joaquin Almunia croit que la compétence des relations internationales appartient à l'État espagnol. Dans ce cas, ce qui est d'après lui nécessaire, c'est l'élaboration de règles claires et précises. Retrouvez le détail sur séminaire Barcelone.

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20 janvier 2017

L'énigme Trump

Certains Américains jugent que les petits candidats ont coûté l'élection à Clinton, tout comme certains dirigeants français qualifient le débat à gauche d'«enfantillages». Une bonne façon de s'exonérer de ses propres faiblesses. À toute chose malheur est bon: la victoire de Donald Trump à au moins permis à Jean-Christophe Cambadélis de lancer un appel à l'unité en vue de la présidentielle 2017, à un mois de l'annonce par François Hollande d'une probable candidature à un second mandat. «La gauche est prévenue! Continuons nos enfantillages irresponsables et ça sera Marine Le Pen», a averti le premier secrétaire du PS. L'agence Reuters souligne qu'«un proche de François Hollande expliquait quelques jours avant l'élection américaine qu'une victoire de Donald Trump serait politiquement favorable non seulement à Marine Le Pen mais peut-être également à la gauche, qui serait ainsi poussée à resserrer les rangs». Le secrétaire d'État Jean-Vincent Placé estime que «la gauche, les écologistes, les démocrates, les progressistes doivent se rassembler». Jean-Christophe Cambadélis, Lena Dunham, même combat? Aux États-Unis, les «enfantillages irresponsables» ont aujourd'hui, aux yeux d'un certain nombre d'électeurs démocrates, les noms du candidat libertarien Gary Johnson (3,2%) et de l'écologiste Jill Green (1%). Avant l'élection, la créatrice de la série Girls comparait le fait de voter pour Stein à coucher avec une personne déjà en couple. «Si vous avez voté pour un candidat d'un parti tiers en 2016, félicitations! Vous avez joué un rôle majeur, si ce n'est décisif, en aidant Donald Trump à devenir le prochain président des États-Unis», enrage mercredi le site Policy Mic, tandis que Jezebel résume son état d'esprit d'un franc et direct «Va te faire foutre, Gary Johnson». Clinton «nadérisée»? L'argument semble séduisant, y compris dans le parallèle français. En recueillant plus de 4% alors que Clinton et Trump ont fini au coude-à-coude dans le vote national et dans de nombreux swing states, Johnson et Stein auraient «nadérisé» la candidate démocrate, comme, en 2000, Ralph Nader aurait coûté la Maison-Blanche à Al Gore. Une défaite restée gravée dans les mémoires, y compris en France, où elle avait été suivie un an et demi plus tard par le 21 avril 2002. Séduisant, mais factuellement et politiquement faible. Avant le scrutin, le Washington Post notait qu'inclure ou non Johnson et Stein dans les sondages ne dégradait ni n'améliorait la position de Clinton. Selon un sondage sortie des urnes de CNN, un quart des électeurs de chacun des deux candidats affirment que, s'ils n'avaient pas été présents, ils auraient voté Clinton; 15% qu'ils auraient voté Trump; le reste, qu'ils seraient restés chez eux. Or, si un report de l'équivalent de 10% des électeurs de Johnson et Stein aurait fait basculer le Michigan (13.000 voix d'écart, 220.000 pour les deux candidats), les chiffres sont beaucoup moins concluants en Floride, dans le Wisconsin et en Pennsylvanie, où les voix des deux candidats ne représentent que deux à cinq fois l'écart final. Or, Clinton avait besoin de gagner la Floride, ou de gagner le Wisconsin et la Pennsylvanie. En 1992, le parti républicain avait accusé le milliardaire Ross Perot d'avoir coûté sa réélection à George H. W. Bush –c'était faux. Concernant Ralph Nader et Al Gore, le jury délibère toujours, seize ans après, sur la défaite du Démocrate de 537 voix en Floride: s'il est évident que 600 transfuges de Nader auraient suffi à placer Gore en tête, des études avaient montré que le vice-président avait surtout échoué à mobiliser plusieurs dizaines de milliers de Démocrates de Floride, qui avaient voté Bush. Politiquement, l'argument n'est pas plus convaincant. S'il y avait un candidat que les divisions auraient dû vraiment affaiblir, c'est Donald Trump, pas Hillary Clinton: le milliardaire est tellement méprisé par une partie du parti qui lui a accordé l'investiture que les deux anciens présidents Bush ont refusé de voter pour lui, ainsi que plusieurs élus de premier plan. Les deux «petits» candidats, eux, étaient tellement menaçants que, déjà présents en 2012, ils avaient recueilli moitié moins de voix face à Barack Obama et Mitt Romney. Gary Johnson s'est ridiculisé à la télévision en avouant qu'il ne savait pas ce qu'était Alep et son vice-président Bill Weld avait quasiment fini sa campagne en appelant à voter Clinton. Jill Stein, elle, a mené une campagne si peu convaincante que le Huffington Post a jugé qu'elle méritait «d'être une note de bas de page» de cette élection présidentielle et que nos confrères de Slate.com ont estimé que la gauche radicale s'était trouvée «un porte-drapeau absolument terrible». Comme l'affirmait mercredi un dirigeant du parti républicain à la presse, ce n'est par ailleurs pas tant Trump qui a atteint ses objectifs de mobilisation que Clinton qui a eu du mal à mobiliser son électorat, à l'exception peut-être de la Floride. (Des chiffres qui posent, au passage, la question d'une stratégie de découragement du vote par les Républicains).

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S'isoler

lofoten

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17 novembre 2016

Mon vol en apesanteur... pour 4900 euros!

N'étant pas Dennis Tito, je ne pourrai probablement jamais voir la rotondité de notre belle planète. Cette expérience-là restera réservée aux plus aisés que moi. Pour autant, j'ai quand même pu vivre dernièrement la chose qui attire le plus dans la vie d'un astronaute : la gravité zéro. Il y a quelques semaines, j'ai en effet accompli un vol parabolique depuis Las Vegas. Cela m'a fait dépenser une petite fortune, et c'était relativement rapide : le programme se résumait à quinze paraboles produisant chacune vingt secondes d'apesanteur. Mais en réalité, je n'aurais pu mieux dépenser mon argent. Certains de mes amis ont été effaré que je débourse une telle somme pour ce précieux instant. Et il est certain que si l'on s'en tient à leur logique toute mathématique, cinq mille euros pour 330 secondes de vie, ça peut sembler aberrant. Mais cela représente d'après moi quelque chose de bien plus important que des objets de consommation. C'est une expérience qu'on ne vit qu'une seule fois dans sa vie, et qu'on n'oublie pas. Je n'oublierai jamais ce vol : je n'ai qu'à fermer les yeux pour me souvenir des sensations que j'ai éprouvées là-haut, de ce moment si particulier où j'ai senti mon corps s'envoler. En un sens, cette sensation inhabituelle s'est gravée dans mon esprit et dans mon corps. C'est sans doute son caractère si rare qui est à l'origine de cela : encore aujourd'hui, il y a quelque chose d'incroyable dans cette expérience d'apesanteur. Cette dernière ne peut se vivre que depuis le sol. Il aura fallu attendre nos premiers pas dans l'espace pour qu'on puisse enfin apprécier cette sensation inédite. Aucun animal, ni aucun des milliards d'humains ayant vécu avant ça n'avait jamais pu goûter à une sensation de ce type ! Et aujourd'hui encore, les particuliers qui y ont goûté forment un cercle restreint, compte tenu la population totale de la Terre ! Alors pour ma part, je considère plus comme un honneur que comme un gâchis d'avoir pu vivre ce moment ! Si vous souhaitez vous aussi découvrir à quoi ressemble la vie sans gravité, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé ce vol en apesanteur !

apesanteur11

 

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27 octobre 2016

Quand Anonymous déclare la guerre à Trump

Les activistes du mouvement Anonymous ont déclaré une "guerre sans merci" au candidat républicain à la présidentielle américaine, Donald Trump, rapporte le journal britannique The Independent. "Il est indispensable de hacker ses sites Web pour révéler au public ce qu'il cherche à dissimuler. Nous devons détruire sa campagne (préélectorale) et ternir sa réputation", déclarent les activistes dans une vidéo publiée sur YouTube. "Nous appelons tous ceux qui s'y connaissent en informatique à y prendre part. Ce n'est pas une mise en garde, mais une déclaration de guerre sans merci", soulignent-ils encore. Le 6 mars, les activistes du mouvement Anonymous ont déclaré qu'ils avaient forcé la messagerie de Donald Trump. Les hackers ont publié des messages datant de 2012. Les fichiers publiés étaient des messages des présentateurs de la chaîne américaine MSNBC Joe Scarborough et Mika Brzezinski, indique The Independent. Les présentateurs de MSNBC ont interviewé Donald Trump lors de la campagne électorale. Ces messages rendus publics ont éveillé des soupçons concernant l'impartialité des journalistes. Plus tard, Joe Scarborough a confirmé que ces messages étaient authentiques, ainsi que le fait que Donald Trump ait transféré de l'argent, en soulignant que ce n'était pas une tentative de soudoyer les journalistes. En décembre 2015, les hackers du mouvement Anonymous avaient déclaré la guerre à M.Trump pour ses déclarations sur la nécessité d'interdire aux musulmans l'entrée sur le territoire américain. Auparavant, Donald Trump s'était déclaré prêt à approfondir les relations avec la Russie. Saluant cette intention, le président russe Vladimir Poutine avait qualifié le candidat de "leader absolu du débat présidentiel". En retour, M.Trump avait avoué qu'il considérait comme un honneur les paroles du président russe, et avait confirmé la nécessité d'une coopération plus large entre les deux pays.

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Les USA bientôt en proie au réchauffement climatique

L'élévation du niveau de la mer pourrait toucher jusqu'à 13,1 millions d'habitants du littoral américain. Des scientifiques américains ont évalué le nombre de personnes qui risquent de pâtir du réchauffement climatique. L'étude a été publiée dans la revue Nature Climate Change. Les experts estiment que l'élévation du niveau de la mer de 1,8 mètre d'ici à 2100 concernera plus de 13,1 millions d'habitants du littoral américain (des océans Pacifique et Atlantique, et notamment du golfe du Mexique). En cas d'élévation de 0,9 mètre, 4,2 millions de personnes seront touchées. Par exemple, dans l'État de Floride, la montée de la mer de 0,9 mètre touchera 1,2 million d'habitants, et la montée de 1,8 mètre, 6,1 millions. Afin de prévenir la catastrophe (inondation des territoires habités), les chercheurs proposent non seulement de réduire les quantités de gaz à effet de serre (mesures de règlement écologique), mais aussi de construire des ouvrages de protection et des remblais. Le réchauffement mondial risque de provoquer une nouvelle vague de migration aux États-Unis, dont l'envergure, selon les experts, dépassera celle enregistrée au milieu du XXe siècle, quand des millions d'afro-américains ont quitté les États du sud du pays. Les scientifiques ont pour la première fois procédé à une analyse des conséquences démographiques du réchauffement climatique, compte tenu de la croissance de la population des États-Unis. Les chiffres obtenus sont trois fois plus importants que ceux qui ont été cités par d'autres experts, qui se fondaient sur les statistiques actuelles.

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05 juillet 2016

La conférence du bonheur

La conférence du bonheur s'est déroulé à Bordeaux le week-end dernier. Et c'était bien. Depuis le berceau jusqu'à la tombe, dans ses besoins comme dans ses plaisirs, dans sa conception du monde et de lui-même, l'homme moderne se débat au milieu de complications sans nombre. Plus rien n'est simple: ni penser, ni agir, ni s'amuser, ni même mourir. Nous avons, de nos mains, ajouté à l'existence une foule de difficultés et retranché plusieurs agréments. Je suis persuadé qu'il se trouve à l'heure présente des milliers de mes semblables qui souffrent des suites d'une vie trop factice. Ils nous sauront gré de chercher à donner une expression à leur malaise et de les encourager dans ce regret de la simplicité qui les travaille confusément. Énumérons d'abord une série de faits qui mettent en relief la vérité que nous désirons faire apercevoir. La complication de la vie nous apparaît dans la multiplicité de nos besoins matériels. Un des phénomènes universellement constatés du siècle est que nos besoins ont grandi avec nos ressources. Cela n'est pas un mal en soi. La naissance de certains besoins marque en effet un progrès. C'est un signe de supériorité que d'éprouver le besoin de se laver, de porter du linge propre, d'habiter une demeure salubre, de se nourrir avec un certain soin, de cultiver son esprit. Mais s'il est des besoins dont la naissance est désirable et qui ont droit à la vie, il en est d'autres qui exercent une influence funeste et s'entretiennent à nos dépens comme des parasites. C'est le nombre et le caractère impérieux de ceux-ci qui nous préoccupent. Si l'on avait pu prédire à nos anciens qu'un jour l'humanité aurait à sa disposition tous les engins dont elle dispose maintenant pour entretenir et défendre son existence matérielle, ils en auraient conclu d'abord à une augmentation de l'indépendance et par conséquent du bonheur, et en second lieu à un grand apaisement dans les compétitions pour les biens de la vie. Il leur eût été permis ensuite de penser que la simplification de l'existence, résultat de ces moyens d'action perfectionnés, permettrait de réaliser une plus haute moralité. Rien de tout cela ne s'est produit: ni le bonheur, ni la paix sociale, ni l'énergie pour le bien n'ont augmenté. En premier lieu, vous semble-t-il que vos concitoyens soient, pris en masse, plus contents que leurs ancêtres et plus sûrs du lendemain? Je ne demande pas s'ils auraient des raisons de l'être, mais s'ils le sont en effet. À les regarder vivre, il me paraît qu'ils sont en majorité mécontents de leur sort, avant tout préoccupés de leurs besoins matériels et obsédés par le souci du lendemain. Jamais la question du vivre et du couvert n'a été plus aiguë ni plus exclusive que depuis qu'on est mieux nourri, mieux vêtu, mieux logé qu'autrefois. Celui-là se trompe qui croit que la question: «que mangerons-nous, que boirons-nous, de quoi serons-nous vêtus?» ne se pose qu'aux pauvres gens exposés aux angoisses des lendemains sans pain et sans abri. Chez ceux-là elle est naturelle, et pourtant c'est encore là qu'elle se pose le plus simplement. Il faut aller chez ceux qui commencent à jouir d'un peu de bien-être, pour constater combien la satisfaction de ce qu'ils ont est troublée par le regret de ce qui leur manque. Et si vous voulez observer le souci de l'avenir matériel dans tout son luxueux développement, regardez les gens aisés et surtout les riches. Les femmes qui n'ont qu'une robe, ne sont pas celles qui se demandent le plus comment elles se vêtiront, de même ce ne sont pas les rationnés du strict nécessaire, qui s'interrogent le plus sur ce qu'ils mangeront demain. Par une conséquence nécessaire de la loi que les besoins grandissent des satisfactions qu'on leur donne: plus un homme a de bien, plus il lui en faut. Plus il est assuré du lendemain selon la vue ordinaire du bon sens, plus il se condamne à se préoccuper de quoi il vivra, lui et ses enfants, comment il établira ceux-ci et leurs descendants. Rien ne saurait donner une idée des craintes d'un homme établi, de leur nombre, de leur portée, de leurs nuances raffinées. Lire la suite sur Organisation de Séminaire.

en photo: mon idée du bonheur...

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